Cannes
insignes de savoir
Maître
Jacques. Gravure avec dédicace de Frédéric
Mistral. XIXe siècle. La tradition
biblique du compagnonnage se réclame de trois fondateurs
: le roi Salomon et les maîtres d'oeuvre de la construction
du temple de Jérusalem, Jacques et Soubise. Après
l'achèvement du Temple, une querelle éclate entre
ces derniers et se termine par l'assassinat de Jacques ; la
légende valide ainsi l'hostilité entre les différents
Devoirs. |
Sont
regroupées
sous ce thème, les cannes de compagnons et les cannes
dites chefs-d'oeuvre réalisées par certains
métiers, témoignages de savoir-faire (canne
de verriers, cannes de marins...).

Compagnons
boulangers du Devoir, 1890. |
L'usage de la
canne chez les compagnons remonte aux origines mêmes
de l'organisation. La légende rapporte qu'à la
mort de l'un des fondateurs, Maître Jacques, on trouva
sur lui, un fragment de jonc. C'est en souvenir de cet évènement
que le compagnon porte la canne de jonc.
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Elle
est un des attributs principaux du compagnonnage. Elle est à la fois accessoire
du costume, canne de marche (lors du Tour de France), signe de
reconnaissance pour les autres compagnons, mais avant tout symbole
de savoir. Un apprenti ne peut la porter. Elle est remise au
compagnon en même temps que ses "Couleurs" (rubans)
lors de la Réception qui permet de juger de ses qualités
morales et professionnelles (après présentation
du chef-d'oeuvre). Son port en est codifié : "Etendre
la main sur le pommeau, c'est un signe de paix et de force, le
tenir en bas signifie guerre et mort, ...". Au siècle
dernier, elle est arme lors de nombreuses rixes entre organisations
rivales.
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