|
Nous
nous devons maintenant, par une petite parenthèse expliciter
les mots cannes et bâtons. Le bâton serait-il d’essence
rustique, celle du pauvre, du philosophe, de l’homme préhistorique?

La canne par contre
objet de luxe, exécutée par des spécialistes,
ornementée et préçieuse ce qui ne la ferait apparaître
que fort tard dans l’histoire de l’homme, or nous allons
constater comme le dit Lubicz :
« la
parole la plus primitive de l’Homme est son bâton,
par lui il exprime son geste et sa nature, avec lui il démontre,
il menace, il châtie, par lui il se mesure ; sur lui il se
repose, et dans l’obscurité son bâton le dirige.
Son bâton exprime sa force ; sa canne exprime sa fonction.
Un homme de bien peut être nu, pourvu qu’il ait sa
canne. L’humeur de l’homme est variable, sa canne est
immuable ; sa canne rétablit l’harmonie ; sa canne
impose le respect.
S’il
dort, elle le garde ; s’il est las, elle le protège
; s’il est tenté d’oublier sa fonction, sa canne
appelle son action ».
|

Le bâton
primitif, fonctionnel est devenu à travers les civilisations
qui l’ont employé chargé de symboles par ex.
l’Egypte, Rome, le pouvoir royal etc.
La canne n’est
donc rien d’autre qu’un bâton auquel l’esprit
de l’homme, à travers les siècles, a rajouté des
symboles. (par ex. le bâton de berger deviendra la houlette
du pasteur qui se trouve ennoblie en symbole de guide, de celui
qui garde les troupeaux, il devient signe de ralliement et un guide
spirituel par le Tau pastoral et la crosse d’évêque). |
|
|