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Le Dandy et la Canne-épée

« Le mot dandy implique une quintessence de caractère et une intelligence subtile de tout le mécanisme moral de ce monde. »
    —  Baudelaire, Le Peintre de la vie moderne

George "Beau" Brummell, aquarelle de Richard Dighton (1805)

Le dandy est avant tout un « esprit raffiné », assidu des salons littéraires, flâneur et insoucieux, de physique fragile et d'esprit mordant.

Loin d’être ostentatoire, le dandy ne doit pas convaincre par trop d’effets : Brummell, à qui un monsieur lui signalait son élégance et son goût, répondit : “ Hélas non, puisque vous l’avez remarqué ”.


Le bon goût « dandy » empêche le port de l'épée (cette habitude, avant largement répandue, sortait des moeurs suite à l'interdiction du port d'armes blanches par le gouvernement révolutionnaire). Mais il n'empêchait pas le dandy de la dissimuler dans sa canne, pour les imprévus et les points d'honneur.

C'est l'apogée de la canne fourrée, ou canne épée.

Le dandysme apparaît surtout aux époques transitoires où la démocratie n'est pas encore toute-puissante ; où l'aristocratie n'est que partiellement chancelante et avilie. Ce phénomène ambigüe – et transitoire d'ailleurs – est l'essence même de la canne-épée.


La canne épée serait donc, comme le dandysme, la conséquence d'un certain état de société.

Sur les duels d'honneur - Wikipédia

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