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Histoire de la canne 14

Importation de la Canne en Amérique


Certains colons qui débarquent du Mayflower en 1620, portent la canne, objet simple comme leur habit ; puis une bonne partie de ces migrants européens, transportant avec eux leurs coutumes vestimentaires, vont introduire dans le nouveau monde le port de la canne.
Bientôt tous les présidents et les gentleman de ce pays vont l’adopter. Un style proprement américain va naître ainsi qu’une production industrielle à partir du milieu du XIX°. La signification et la symbolique de la canne prirent un relief tout à fait particulier en qualité d’objet que l’on offrait pour marquer officiellement une étape de la carrière ou de la vie publique d’un homme, pour illustrer un événement politique, pour commémorer un héros ou un homme célèbre, ou pour souligner un fait marquant, un événement au bénéfice de la cause publique.



Cette coutume se perpétua également au niveau individuel, il fût d’usage courant d’offrir des cannes pour manifester son amitié envers quelqu’un, soit par reconnaissance soit pour récompenser un membre méritant d’une entreprise, soit pour un anniversaire. Ces "presentation canes" sont uniques dans leur genre.

Ces objets chargés de souvenir furent ensuite symboliquement transmis ou légués à des proches ou à des institutions.

Nous avons comme exemple la canne que B. Franklin légua par testament en 1788 à G. Washington avec ces mots : « ma belle canne en pommier sauvage à pommeau d’or, adoptant curieusement la forme d’une coiffe symbole de liberté, je la donne à mon ami et à l’ami de l’humanité le général Washington. Si c’était un sceptre, il l’aurait mérité, et elle le serait devenu »


Chez les Indiens d’Amérique.


Philippe III d’Espagne au XVII° avait donné en tant que présent officiel, à chaque chef Indien des tribus de l’ouest sous sa domination, une canne à pommeau d’argent appelée « vara » qui concrétisait le pouvoir et l’autorité royale espagnole aux mains de ces chefs, il fût coutumier de la transmettre à chaque investiture d’un nouveau chef.

Le Président Lincoln en 1863 en fît de même, pour remercier les 19 tribus qui étaient restées neutres pendant la guerre civile.

Les chefs portent en général un bâton de commandement orné d’os de caribou, ou de perles tel celui de Jeronimo qui est au Musée de N.Y.




Lorsque le chef guerrier meurt, celui qui est élu pour le remplacer prononce son éloge funèbre, tenant à la main le bâton du défunt.