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Histoire de la canne 10

La Canne au XVI° siècle


Au XVI° siècle dans les cours d’Europe, le port de la canne devint coutumier, voire indispensable au costume du noble, celles ci sont richement parées, sur des fûts en ivoire, écaille de tortue, cristal de roche, nacre.




L’inventaire des cannes de Henri VIII fait déjà apparaître les premières cannes à systèmes, et c’est en Allemagne que l’on pourra trouver de très belles cannes épées.


En Angleterre, lors d’enterrements, la canne était brisée en signe de deuil par tous les membres officiels de la cour puis lancée dans la tombe.


C’est aussi à ce moment là, que la véritable canne de femme apparaît, canne élégante en ébène, incrustée de nacre, nous la trouvons dans les mains de Catherine de Medicis qui sous le poids des ans doit chercher ce soutien pour assurer sa marche. Canne sinistre, comme tout ce qui touche à la fille des Medicis. Elle dessine, du bout de cette canne, sur le sable des allées de son hôtel de Soissons, des signes cabalistiques, tout en causant avec le Duc de Guise ; elle le reçoit de façon charmante, jamais elle n’a eu pour lui plus d’aménité, plus de tendresse et pourtant elle sait que son fils Henri III a résolu la mort de Guise.


La Canne au XVII° siècle


Le roi Louis XIII (1601-1643) plus sobre que son père Henri IV portait une canne d’ébène très simple avec pomme en ivoire, sans ornement ; il trouvait cette façon moins solennelle et de meilleur compagnie que celle de recevoir, assis sur un trône, avec à la main, un sceptre orné d’une main de justice.


Ce fût sous son règne, que l’on vit pour la première fois, les seigneurs, devenus des « muguets » de cour, abandonner l’épée et se promener une badine à la main sous les frais ombrages des jardin du Palais Royal ou du Cours la reine que la reine Marie de Medicis avait fait planter.

Il est vrai que cette badine était encore quasiment une arme, puisqu’elle était creuse , à la façon des sarbacanes et quelle servait à lancer aux dames des dragées entourées de devises et de billets doux, pratique un peu dangereuse qui en blessera plus d’une et qui fût interdite.


La canne redevint alors, ce pourquoi elle était faite : un accessoire élégant dit « de toilette ».


Dans la première partie du XVII°, il n’y a pas à proprement parlé de cour en Europe qui donne le ton en matière de goût. Le costume Anglais était alors tributaire de la mode Espagnole, très austère. Hommes et femmes portaient des vêtements simples, de couleur sombre. Ces puritains exportèrent, d’ailleurs, leur style de vêtement en Amérique. La canne est surmontée d’un pommeau « milord » soit en métal soit en ivoire, modèle qui influencera longtemps la canne Américaine.


A partir de 1660, la cour de Versailles commença à imposer ses lois en matière de mode, en envoyant dans toutes les capitales Europeennes, des poupées à échelle humaine vêtues à la dernière mode.